Vous ne gagnerez pas la guerre contre les écrans.
Et ce n’est peut-être pas le combat à mener.
La semaine dernière, j’ai animé une conférence sur l'addiction au numérique devant une salle de dirigeants d’entreprise au CAC 140.
Et ce qui m’a frappé, c’est que derrière la posture de dirigeant, beaucoup sont surtout des parents un peu démunis.
On ne parle pas assez d’un truc simple : les applications sont faites pour capter notre attention au maximum.
Quand j’ai demandé qui regardait son temps d’écran, beaucoup ont d’abord répondu que ce n’était pas pareil, que c’était pour le travail.
Puis ils ont vraiment regardé.
Et là, ce n’était plus si évident que tout était pro.
Même réflexe que chez les ados.
C’est humain.
Après la conférence, une participante m’a écrit :
« Je réalise que mon côté anti-écran n’est peut-être pas la bonne direction. Je vais plutôt apprendre à mon fils à gérer, pas seulement interdire. »
Ce message m’a touché.
Il dit exactement ce qu’on oublie :
Interdire rassure à court terme.
Accompagner et apprendre à gérer protège sur le long terme.
Et parfois, ce sont même les ados qui nous montrent la voie.
Certains, conscients de leur dépendance, s’imposent eux-mêmes une limite de temps d’écran, comme un contrôle parental.
Quand eux le comprennent, nous n’avons plus d’excuses.
Vous avez regardé votre temps d’écran cette semaine ?


